Après Valse avec Bachir, sur fond de traumatisme de guerre, après Mary et Max, relatant une correspondance épistolaire entre deux solitaires et marginaux de la vie , après Persépolis et la prise de position progressive d’une petite Iranienne au caractère bien trempé, le Silencio choisit, en dernier volet, Tokyo Godfathers, qui décrit finalement la nécessité de la famille dans tous les sens du terme pour mieux supporter la dure réalité de la vie.
Quatre films bien différents, qui montrent que l’animation permet d’aborder des sujets difficiles, leur apportant étrangement une réalité sensible.
Céline.
Le France à Thonon

Reconnu comme un chef d'œuvre à l'échelle mondiale, il doit être vu en connaissance de cause. En tant que témoignage. Pour son audace, sa réalité, son message. Pour son travail plastique aussi, on ne choisit pas l'animation par hasard: elle permet un certain langage.
C'est un film fort, sur la guerre du Liban et les traumatismes engendrés par cette tragédie chez des soldats israéliens. On ne ressort pas indemne d'un conflit d'une telle violence quelque soit la place qu'on y occupait. Un film que l'on pourrait qualifier d'essentiel dans le contexte actuel.
Au Royal d'Evian

Durant vingt ans, une petite fille australienne et un vieux parano new-yorkais échangent des lettres.
Elle habite une petite ville tristouille et marronnasse d'Australie. Lui vit à New York la noire, où tout le monde fait la gueule, même la statue de la Liberté. Elle vit avec des parents barges (père empailleur, mère klepto et alcoolo : le sherry, y a que ça de vrai !). Lui est seul ou presque : est-ce que ça compte, un ami invisible qui se taille quand bon lui semble, un chat borgne et un poisson rouge - Henry, neuvième du nom, car il est arrivé des bricoles aux huit précédents...
Mary est moche, Max est obèse. Elle a 8 ans et lui plus de 40. Sauf que tous les deux ressemblent à d'éternels enfants terrifiés, frustrés de tendresse et fous de chocolat...
Le France à Thonon


Persepolis est un long métrage d'animation français réalisé par Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi, sorti en France le 27 juin 2007. Le film s'inspire de Persepolis, la bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi.
Présenté dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2007, le film y a obtenu le prix du jury ex æquo avec Lumière silencieuse de Carlos Reygadas. Le film a été nommé pour l'Oscar du meilleur film d'animation 2008.
Persepolis a été l'objet de plusieurs polémiques et interdictions, par exemple au Liban.